La philosophie pragmatiste : une introduction hâtive et maladroite

Depuis la révolution industrielle, la multiplication des échanges a amplifié l’interconnexion entre et au sein des sociétés, accroissant la séparation spatiale et temporelle entre les actions et leurs effets, augmentant ainsi la fréquence et l’importance des conséquences « indirectes ». Cette séparation est à l’origine d’une double crise, scientifique en créant une rupture avec la méthode hypothético-déductive, et politique en bouleversant l’ordre social séculaire des sociétés pré-industrielles.

Développons. Dans la conception classique de la science, il existe des conséquences, déterminées par des causes immuables dont la découverte est obstruée par nos sens mais permise par la déduction. Si cela semble tout à fait acceptable dans le cadre de la physique, cela le semble beaucoup moins dans l’étude des systèmes sociaux et biologiques qui s’adaptent  récursivement avec leur environnement. La compréhension de ces systèmes se heurte donc au cadre normatif de cette conception de la science inspirée par la physique et concevant comme constant les relations entre causes et conséquences. La compréhension de ces systèmes appelle donc à de nouvelles méthodes, de nouvelles épistémologies. 

Par exemple, dans l’étude des systèmes sociaux, les descriptions déployées sont principalement qualitatives et donc plus souples, plus adaptés à la diversité des systèmes sociaux que les méthodes purement quantitatives des sciences physiques. On trouve une situation similaire dans les sciences biologiques, avec la théorie darwinienne de l’évolution des espèces, décrivant des espèces développant des adaptations différentes dans un écosystème donné. L’écosystème se transformant avec l’évolution des espèces qui le compose.

C’est dans ce contexte politique et scientifique que naît la philosophie pragmatiste à la fin du XIXe siècle en Angleterre, avec pour ambition le dépassement de la pensée cartésienne au profit d’une philosophie plus adaptée à la complexité croissante du monde et à la science qui l’étudie. Pour les pragmatistes, l’adaptation et l’interdépendance – la complexité du système – , brouille la limite entre objet et environnement, rendant vaine la quête de vérités universelles et réfute cet objectif comme boussole de l’activité scientifique. Ils proposent alors de la substituer par une croyance, basée sur  l’usage comme pratique associée à la connaissance produite.

Loin de promouvoir une vision utilitariste reposant sur un jugement moral de l’utilité, cette conception permet de mettre l’accent sur le caractère perpétuel, nécessaire et situé de l’expérience. Le caractère complexe (entendons adaptatif et interdépendant) de certains systèmes rendant impossible de découvrir des causes « générales » qui tiendraient en toute situations, la connaissance doit alors être reproduite en permanence et les relations entre causes et conséquences perpétuellement réévaluées. 

On peut comprendre l’enjeu principal de la philosophie pragmatiste comme le développement d’une pratique (plutôt qu’une méthode) permettant la découverte du lien entre causes et conséquences dans un système complexe (comme nous le désignerions aujourd’hui) et ainsi de naviguer dans l’incertitude radicale qu’ils engendrent.

La médiation sémiotique

En prenant racine dans l’action et en cherchant à comprendre l’adaptation des organismes, les pragmatistes s’intéressent à la manière dont ils interagissent et au sein de leur environnement, à la manière dont ils « créent du sens » dont ils « motivent » leur action. Pour rendre compte de ce processus, les pragmatistes s’intéressent à la médiation (communication + transformation) sémiotique (du sens).  Il n’y a pas là une rupture avec le principe d’objectivité, la question est de comprendre le comportement des organismes par leurs intégrations dans leur environnement et comprendre comment leurs comportements s’articulent ensemble.

En mettant l’accent sur le processus de création du sens c’est à dire la manière dont les systèmes communiquent,  transforment et intègrent des informations,  les pragmatistes s’opposent à une conception plus classique, de l’interaction associée à une représentation dites « réaliste ou ontologique » dans laquelle les objets sont fidèlement et uniquement représentés par l’ensemble des systèmes en interaction. La vision pragmatiste est plutôt associée à une conception « relationnelle » de l’interaction entre les systèmes, motivée par la manière particulière dont chacun se lie avec son environnement. Si on peut dire qu’il y a un unique écosystème, les espèces en son sein en font chacune une expérience très différente, de part leur activité sensorielle et interagissent donc très différemment avec lui.

Pour expliquer la manière dont varie ce rapport au monde, Charles Peirce, l’un des pères du pragmatisme, développe l’idée de médiation triadique, qui est une forme particulière de médiation basée sur trois éléments: l’objet, sa représentation et la situation. Cette conception est à différencier de celle de médiation dyadique (vision classique) se réduisant à l’objet et sa représentation. Dans une conception triadique, une pierre plate peut acquérir le sens (l’usage) d’une table lors d’une randonnée alors que dans une conception dyadique, celle-ci demeure une pierre, la table étant indissociée de ses situations habituelles.

La médiation triadique est ainsi intéressante car elle permet de rendre compte de la dépendance entre l’interaction (conduite par le sens) et le contexte dans lequel elle a lieu. Elle permet aussi d’introduire un aspect temporel, dynamique, la situation évoluant, le sens ainsi produit et donc les modalités d’interaction changeant avec elle. Cette évolution étant notamment engendrée par l’action du sujet, il y a une rétroaction  entre les deux, la création du sens apparaissant alors comme indissociable de l’action. Les pragmatistes nomment cette interaction entre sujet et situation, trans-action (de part les modifications qu’elle engendre des deux éléments). Sa stabilisation donne naissance à l’habitude, en brisant au passage la distinction entre sujet et objet, l’habitude étant un produit de l’individu dans son environnement.

L’habitude

L’habitude peut-être définie par une séquence d’actions, elle est un produit collectif énacté (présenter dans l’interaction) par l’organisme (système/sujet…). Elle est le résultat de la stabilisation entre un ensemble d’antécédents (ensemble de causes) et de conséquences en une « croyance ». L’idée de croyance est utilisée par les pragmatistes pour faire une distinction avec la vérité qui est souvent sous-entendue comme permanente. La croyance n’étant fondée que par inférence après un nombre limité d’expériences et constamment soumise à réévaluation. Ce n’est donc pas une croyance au sens religieux. Pour Peirce, l’habitude est une forme de « langage causale », elle est une médiation de l’action comme le langage est une médiation du discours. Illustrons cela.

L’ouvrier apprend à reconnaître des circonstances particulières dans lesquelles il produit un geste répété, amenant au résultat spécifique qu’il a appris à associer à ce processus. La régularité du cycle perception – action que produit l’ouvrier lui donne un statut d’habitude au sens pragmatiste. Mais si quelque chose vient briser cette régularité, si par exemple la machine tombe en panne, la même action ne conduit plus aux mêmes conséquences, il y a une brisure de l’habitude. L’ouvrier doit alors en reconstruire une nouvelle, et par la même réévaluer ses croyances concernant la causalité qui sous-tend le monde qui l’entoure.

Ce processus de réévaluation consiste en ce que les pragmatistes nomment l’enquête.

L’enquête

L’enquête peut-être vue comme le processus social et cognitif au cours duquel les habitudes sont transformées. Commençant avec la rupture d’une habitude et amenant au développement d’une nouvelle au travers de l’expérience. D’un point de vue plus philosophique, on peut voir l’enquête comme l’expression d’un doute émanant de la tension entre l’habitude et l’expérience. L’enquête pragmatiste se distingue d’une pratique cartésienne de la science sur trois points : 

  1. Elle est conduite par expérience itérative, par opposition à une déduction à partir de cause prédéfinies
  2. C’est un processus social et situé, ancré dans son contexte et les habitudes préexistantes, par opposition à une conception abstraite et a priori.
  3. L’absence de cause immuable et préexistante implique pour les pragmatistes une pratique de la création du sens, qu’il nomme l’abduction, formant un trio avec l’induction et la déduction.

L’abduction est au centre de l’enquête dans la mesure où elle permet de générer de nouvelles manières de nouvelles narratives, sur lesquelles de nouvelles habitudes peuvent se développer. L’abduction consiste à innover, proposer des hypothèses, c’est la phase créative précédent à la déduction et l’induction. Peirce associe l’abduction à une logique de la création car c’est le seul moment dans le raisonnement ou apparaissent de nouveaux éléments. La conclusion d’une abduction est une interrogation, c’est un pont entre l’imagination de scénarios et le raisonnement logique. En reprenant l’exemple de la pierre comme table de pique nique, la remarque « c’est une bonne table » peut être vu comme jouant un rôle abductif, succédée par la déduction que des bouteilles pourraient tenir dessus et l’induction vérifiant que tel est bien le cas.

La construction d’une nouvelle habitude se fonde sur celles pré-existantes et avec comme finalité l’accomplissement d’une fonction (qui peut évoluer aussi). Dans l’exemple de l’ouvrier c’est la production d’un objet,  une fonction est souvent identifiable depuis les conséquences de l’ancienne habitude. L’enquête est source de trans-action, pouvant modifier les systèmes qui y sont sujets dans l’établissement de nouvelles habitudes.

Au sein d’une organisation, il peut exister des habitudes de l’enquête. Dans le cas de l’ouvrier, elle se traduit par l’intervention d’un technicien pour réparer la machine. On peut noter que comme les habitudes classiques, elles peuvent être mises à mal par un changement, dans l’organisation par exemple. Si l’entreprise scinde le rôle du technicien en cinq rôles différents, l’ouvrier peut ne plus savoir qui appeler, l’enquête se trouvant alors obstruée.

L’interdépendance joue un rôle très important dans l’enquête dans la mesure ou la rupture d’un habitude peut en entraîner d’autres et l’enquête d’un système entraîne la rupture de l’habitude d’un autre. C’est pour rendre compte de cela que les pragmatistes définissent une communauté d’enquête, rassemblant l’ensemble des systèmes sujets à cette cascade qui vont alors établir leurs nouvelles habitudes collectivement pour peu que leur relation réponde à certains critères (communication, centralité du problème…). En reprenant l’exemple précédent, cela peut-être le cas si la panne est inconnue du technicien qui va solliciter ses supérieurs, ce qui in fine peut conduire à une transformation plus large de l’organisation. Autre exemple, dans le cas des écosystèmes cela peut être compris comme la cascade d’adaptations provoquée par l’introduction d’une nouvelle espèce.

Le rôle des indicateurs

Du point de vue de la médiation sémiotique, l’existence d’une communauté d’enquêtes, la cascade adaptative et le changement d’habitude qu’elles impliquent sous-tendent un changement dans la construction du sens au niveau de la communauté. Cette transformation est particulièrement visible en ce qui concerne la pratique scientifique. 

Lorsque nous essayons de comprendre un système, nous le faisons par rapport à un ensemble de théories/croyances préexistantes et avec le concours d’un certain nombre d’expériences, chacun de ces éléments participant à l’usage de concepts ayant vocation à médier un sens et pris ensemble à construire un schéma narratif décrivant ou expliquant le comportement du système étudié. En science physique et en économie par exemple, cette médiation prend souvent la forme d’indicateurs quantitatifs tandis qu’en sciences humaines et sociales elle prend généralement la forme de concepts qualitatifs.

Le sens pris par ces indicateurs ou ces concepts est sujet à variation, comme la température ou le temps qui ont successivement connus différents usages dans différents contextes ou encore le concept de structure ou de culture en sciences sociales. La stabilité de leur sens peut-être vue comme une tentative de reproduction de la stabilité causale des phénomènes qu’ils décrivent dans le périmètre (spatial et temporel) dans lequel ils l’étudient. Les indicateurs quantitatifs ayant généralement une signification stable et fortement normative, réduisant à un chiffre l’observation d’un phénomène indépendamment de son contexte. Contrairement à la diversité des concepts qualitatifs permettant souvent une meilleure adéquation avec la pluralité des systèmes complexes.

Le rôle joué par ces indicateurs est central dans la mesure où ils médient une certaine conception du monde, plutôt absolutiste dans la science physique et plutôt pluraliste dans les sciences sociales. Cette médiation est cruciale sur la pratique de l’enquête dans la mesure où elle co-détermine sa forme et la capacité du système (de la communauté scientifique dans notre cas) à s’adapter à de nouvelles conditions. De nombreux exemples du rôle abductif des indicateurs peuvent être trouvés dans l’histoire de la physique et des sciences sociales mais considérons plutôt le cas d’une institution, plus proche de nous et donc plus éclairante . 

Philipe Lorino dans “Pragmatism and Organization studies” discute l’exemple d’un département de cardiologie français souhaitant proposer une expérimentation mais étant limité par des contraintes budgétaires. Afin de comprendre leur situation, l’équipe du département à mis un place un certains nombre d’indicateurs comme le coût d’un examen par patient, le nombre de patient etc… Ce sont des indicateurs quantitatifs reflétant ce que l’équipe pense être pertinent dans la situation qui les concerne. Au cours de leur enquête, ils sont amenés à modifier ces indicateurs en considérant le coût par patient en cardiologie venant des urgences ou d’un autre département et en raffinant l’indicateur sur les examens. Cette transformation conduit à éclairer d’autres faits intéressants comme le surcoût des patients venant des urgences, redéfinissant ce qu’ils pensaient être leur problème et les amenant à inclure les urgences à la réflexion (élargissement de la communauté d’enquête). Au final, il est décidé d’augmenter le nombre de spécialistes présents aux urgences afin d’améliorer la redirection des patients dans les différents départements et ainsi réduire les coûts ultérieurs de prise en charge (nouvelle habitude mise en place à l’échelle de la communauté d’enquête).

On peut alors avoir une idée de la manière concrète dont s’incarne la démarche pragmatiste au sein d’un système complexe (ici l’hôpital). Les mesures quantitatives et les indicateurs ne sont plus considérés comme représentant la réalité en elle-même. Ils ne sont pas le véhicule suprême de la déduction, mais des outils de médiation véhiculant une certaine norme qui est récursivement soumise au changement. Dans le contexte des sciences on pourrait de manière analogue de discuter de la pertinence d’une statistique conjointement à son contexte historique en sciences sociales plutôt que d’assumer qu’elle médiatise le même sens peu importe son lieu et son époque.

La méthode pragmatiste amène donc à reconsidérer notre manière de faire de la science et d’organiser l’activité scientifique.

Un pragmatisme pluraliste

Les systèmes complexes, de par leur nature adaptative et leur frontière indéfinie, représentent un défi nouveau qui requièrent des modes d’explications et des méthodes nouvelles. A défaut d’avoir une théorie générale des systèmes complexes répondant aux critères absolus dont on peut douter qu’elle soit même envisageable, la démarche pragmatiste incite à une conjugaison des savoirs. Si la finalité n’est plus la découverte d’une réalité immuable mais la construction de connaissances relative à des usages contextuels, alors une brèche est ouverte dans la composition « classique » des disciplines et des méthodes scientifiques. Il s’agit alors d’articuler les différents savoirs dans l’enquête, chacun pouvant jouer un rôle abductif ou déductif. L’exemple de la dépression est à ce titre éclairant.

La dépression est une pathologie multi-factorielle avec des origines multiples, génétiques, environnementales, psychologiques… Un cas particulier pouvant alors être le produit d’une composition originale de ces différents facteurs, créant de multiples scénarios pouvant mener à la dépression. La découverte des causes particulières de ce cas ne peut aboutir que par la mise en place d’une enquête (d’examen diverses), requérant différents spécialistes et autant de méthodes différentes.

Cet exemple illustre pourquoi la démarche pragmatiste au delà de proposer une base épistémologique dans la compréhension des systèmes complexes promeut le dépassement des clivages traditionnels en militant pour une approche pluraliste (multiplier les méthodes) et intégrative, entre les disciplines.

Conclusion

La philosophie pragmatiste est une philosophie avec beaucoup de ramifications et nous n’en avons donné qu’un aperçu superficiel dans cet article en essayant d’esquisser le plus clairement possible ce qu’il nous semble être ces éléments principaux. Si nous devions résumer le propos de cet article en quelques phrases, le pragmatisme est centré sur l’action, se voulant une réponse aux difficultés de l’approche absolutiste à appréhender les systèmes adaptatifs. De par sa focalisation sur les usages et l’action, le pragmatisme permet d’intégrer dans un même schéma épistémologique une pluralité de méthodes et de les articuler en pratique scientifique.

Afin de rendre compte de l’interdépendance des systèmes et des modalités particulières d’inter-action entre eux, il développe une théorie de la médiation sémiotique (du sens) : la médiation triadique. Le sens est médié par la trans-action entre les systèmes au travers de différents médiums (de l’information, comme des indicateurs ou des concepts pour les systèmes sociaux ou des ressources dans le cas des écosystèmes).

La dynamique de construction du sens, au travers des trans-actions, permet alors de définir, par sa stationnarité, le concept d’habitude et par sa rupture celui d’enquête. L’interconnexion entre les systèmes à tendance à générer des communautés d’enquêtes par la propagation de la perturbation aux travers des différentes réponses des systèmes. La genèse de nouvelles habitudes peut alors se produire à cette nouvelle échelle définie par la communauté.

Schéma synthétique d’une démarche pragmatiste

D’un point de vue ontologique, le pragmatisme promeut un réalisme participatif ou progressif, dans un monde en changement. Ce n’est ni un subjectivisme ni un relativisme, ni comme l’usage courant peut le laisser penser un utilitarisme sans principe mais une réponse épistémologique à la diversité, l’interdépendance, l’adaptation : la complexité. En s’opposant à une conception absolutiste et en mettant l’utilité et l’action au centre de son épistémologie, le pragmatisme invite à une réévaluation fréquente de nos croyances sur le fonctionnement du monde et à la valorisation d’outils divers et contextuellement adaptés.

Le pragmatisme trouve de nombreuses applications en politique, en promouvant l’intégration des différentes échelles (citoyens, organisations, Etat) ainsi que l’éducation du public comme condition nécessaire face à la complexité (ce qui donnera l’idée de démocratie participative), ou encore en promouvant une vision systémique des institutions et des organisations. Ces dernières n’étant pas seulement vues comme l’instanciation des fonctions qu’elles sont censées accomplir de façon mécanique, mais une partie d’un écosystème institutionnel complexe structurant la manière dont elles opèrent « de facto », c’est à dire contextuellement, leur fonction.

Au-delà de la politique, on trouve des applications de la philosophie pragmatique dans divers domaines tels que les sciences de l’organisation, la biologie, la sociologie, l’histoire, l’anthropologie et le droit. 

De par sa rupture avec la conception absolutiste, qui est au fondement de la philosophie occidentale, le pragmatisme constitue un nouveau paradigme philosophique se voulant adapté aux enjeux de transdisciplinarité et à l’interdépendance des sociétés, en changeant la focale de la permanence vers le changement. Certains estiment ainsi que ses conséquences sur le paysage philosophique sont à la mesure de celles du rationalisme, popularisé durant le siècle des lumières, certains partisans allant même jusqu’à parler d’un potentiel “second enlightenment”.

Nicolas Salerno, 2023

Remerciements à Emilie, Annaelle, Avel, Marie, Raphael, TiX, Cholzo et Brigitte pour leur relecture et leurs suggestions.

Définitions

[1] Énaction – « La notion d’énaction est une façon de concevoir la cognition qui met l’accent sur la manière dont les organismes et esprits humains s’organisent eux-mêmes en interaction avec l’environnement. “ Wikipedia

[2] Abduction : https://fr.wikipedia.org/wiki/Abduction

[3] Induction et déduction : https://fr.wikipedia.org/wiki/Induction

[5] Pluralisme : https://fr.wikipedia.org/wiki/Pluralisme

Bibliographie

Philipe Lorino, Pragmatisme et étude des organisations, 2020

John Dewey, Le public et ses problèmes, 1927

Sandra D Mitchell, Unsimple Truth : Science, Complexity and Policy , 2009